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Crush musical #8 : « Palermo – Hollywood », le nouvel album de Biolay

Ola todos !

Ce n’est pas par hasard si je débute cet article avec de l’espagnol car je vais vous parler du dernier album de Benjamin Biolay « Palermo – Hollywood », inspiré et enregistré en Argentine, plus exactement à Palermo, quartier de la banlieue de Buenos Aires.

Je ne saurais être objective dans la mesure où je suis fan de cet auteur-chanteur-compositeur-musicien-génie depuis plus d’une décennie maintenant, mais quand même : vous devez impérativement écouter cet album si vous aimez la chanson française !

Ce qui est grisant chez cet artista qualifié trop souvent à tort de « sale arrogant », c’est cette perpétuelle remise en question artistique ; aucun album ne se ressemblent. Une fois de plus Benjamin Biolay sort de sa zone de confort et nous propose un album aux sonorités argentines complétement dément !

Il est tout de même question d’un album “où se croisent Ennio Morricone, ballade française, néo cumbia, lyrisme et grand orchestre, percussions latines, rock nacional et bandonéon électrique”... rien que ça mesdames, messieurs

Des textes soignés comme dans la chanson « La débandade » ou plus légers comme dans la chanson « Palermo Queens », je ne me lasse pas d’écouter en boucle ce nouvel opus que j’attendais avec beaucoup d’impatience. Au passage je félicite l’équipe de communication qui entoure l’artiste car la stratégie de teasing sur les réseaux sociaux était parfaitement au point ! (#bave-au-coin-de-la-bouche #impatience-folle)

Et parce qu’une bonne écoute vaut plus que tous les longs discours, je vous laisse avec les clips des deux chansons citées précédemment 🙂

 

 

jain noir et blanc

Crush musical #7 : Jain

La première fois que j’ai vu cette toute petite bonne femme, c’est sa tenue vestimentaire qui m’a d’abord interloquée … avant d’entendre sa voix. Sapée comme une sorte de nonne des temps modernes, à la différence qu’à ses pieds s’affichent des baskets dernier cri, Jain se contente d’un look sobre et un makeup simple .. complétement aux antipodes de l’énergie vocale que déploie la jolie brunette.

A ce propos elle précise d’ailleurs « Cette robe n’a pas grand chose à voir avec ma musique, elle est là pour illustrer un contraste entre mes chansons, elle détonne par rapport à ma musique qui est chaleureuse. Je voulais aussi à tout prix éviter le cliché de la chanteuse guitare/voix qui fait du reggae. » (Source Wikipédia)

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Je suis certaine que vous avez déjà entendu l’une de ses chansons – qui sont déjà un succès – passer à la radio ou sur l’une des nombreuses chaînes télé de clips musicaux. Âgée seulement de 24 ans, je prédis un avenir ultra successfull à la demoiselle, avis largement partagé par la profession et le public à en croire les Victoires de la Musique 2016 que je matais encore hier soir à la télé, et qui l’ont nommé dans la catégorie « Album Révélation » de l’année. Ne pas avoir remporté ce titre n’entache en rien l’immense talent de Jain, dont nous allons entendre parler très souvent dans les mois à venir, j’en suis sûre.

Son univers musical et graphique est extrêmement soigné et son mentor Yodelice n’a finalement pas eu grand chose à faire pour lancer sa pouliche, à l’exception peut-être d’être son parrain aux Victoires et à bousculer un peu sa timidité en la conviant en studio sur Paris à ses tout débuts… histoire de peaufiner un peu son premier album, mais également en lui offrant toutes ces premières parties afin de gagner en notoriété. Presque rien quoi {humour}. D’inspirations multiples telles que Otis Redding, Tuppac ou encore Salif Keita, ses chansons contiennent un brin de mélange des genres qui en font des ritournelles rythmiques absolument entêtantes.

Jain flowers

Côté artistique, Jain recouvre de dessins ses instruments, le décor de ses concerts, ou encore ses chaussures, amenant une réelle dimension esthétique à son univers. Ses clips ne sont pas en reste non plus avec une recherche poussée et pointue des détails, toujours dans le but de montrer qu’en dépit de son jeune âge, sa créativité est en parfait accord avec son identité. Loin d’être une midinette qui pousse la chansonnette, Jain nous offre un vrai kiff auditif tant dans les teintes de sa voix que dans ses choix rythmiques.

Bref, encore un vrai crush musical, aussi bien pour les sons que pour la personnalité de cette nana. Et histoire de vous faire une opinion vous aussi, je vous mets les liens de ses clips – chansons que je préfère 🙂

 

Nakamarra-Hiatus-Kaiyote

Crush musical #6 : Haitus Kaiyote

Crush musical qui en vérité n’est pas récent mais dont j’avais très très très très envie de vous parler, histoire de vous faire découvrir l’univers musical de ce groupe australien : HIATUS KAIYOTE.

Originaires de Melbourne, ce quartet est mené par la chanteuse et guitariste Nai Palm. Ne vous fiez pas aux looks très « personnels » et quelque peu improbables de cette nana, car sa voix est diamétralement en opposition à ce que reflète son apparence ; de la douceur, un slow vibrato juste comme il faut, et un léger tiraillement qui se fait parfois entendre lorsqu’elle entame des notes aiguës.

Au final on trouve assez peu de choses quand on part en quête d’infos sur le groupe mais on apprend néanmoins qu’ils se sont formés en 2012, qu’ils aiment particulièrement les chansons de Stevie Wonder qu’ils trouvent « enthousiasmantes », ou encore qu’ils ont été nominés au Grammy Awards en 2013 dans la catégorie ‘Meilleure Performance R&B’ pour le morceau Nakamarra, qui, de vous à moi est de loin mon morceau préféré de leur album « Tawk Tomahawk ». 

 

C’est bien simple, à chaque fois que j’ai besoin de me ressourcer, me calmer, je me passe ce morceau et c’est quasi instantané, je souris dans les secondes qui suivent et tout semble apaisé, tranquille.

Le groupe n’est encore jamais venu jouer en France à ma connaissance, et c’est bien là mon malheur car j’adorerai les voir sur scène et ressentir cette quiétude jazzy qu’ils transmettent au travers de leurs chansons. C’est vraiment drôle comme parfois les looks sont en total contradiction avec les voix et le style musical, la preuve une fois de plus que l’habit ne fait pas le moine !

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Classifié dans la catégorie « néo soul », le groupe est composé de Nai Palm (la chanteuse donc), de Paul Bender (bassiste), Perrin Moss (batteur, percussionniste) et de Simon Mavin (pianiste & synthé). Je parviens difficilement à vous énoncer toutes les influences et genres musicaux présents dans leurs morceaux tant les références sont nombreuses. Pour autant je ne peux que vous inviter à découvrir ce groupe dont les morceaux sont en écoute gratuite sur soundcloud par exemple…

Vous verrez, il y a quelque chose de magique avec les Hiatus Kaiyote .. comme si vos soucis s’envolaient à mesure que la chanson passe dans vos oreilles ..

 

 

Michel Delpeche jeune

Quand j’étais chanteur ..

Quelle triste nouvelle mes amis, Michel Delpeche nous a quitté et je dois bien dire que ça me fait mal au cœur. Non pas que je sois une grande fan de tout ce qu’il faisait mais ce chanteur français a néanmoins accompagné nos jeunes années à la Minette et moi.

Celui qui chantait : « Ma pauvre Cécile, J’ai soixante-treize ans. Je fais de la chaise longue, Et j’ai une baby-sitter. Je traînais moins la jambe, Quand j’étais chanteur » n’aura malheureusement même pas eu le temps d’atteindre l’âge énoncé dans sa chanson puisqu’il nous aura quitté à 70 ans à peine.

C’est étrange mais l’annonce de sa disparition m’a fait froid dans le dos, j’ai eu l’impression que tous mes souvenirs d’enfance liés à ses chansons allaient disparaitre aussi. Heureusement non. Lorsque nous étions petite avec ma sœur, il y a une chanson de lui qu’on adorait « Le chasseur », chanson que l’on a d’ailleurs souvent appelée à tort « les oies sauvages ». Quand on était en voiture avec mes parents et que la chanson passait à la radio, avec La Minette nous attendions toujours avec la même impatience le refrain pour pouvoir chanter à tue-tête et toutes les deux les paroles suivantes :

Par dessus l’étang
Soudain j’ai vu
Passer les oies sauvages
Elles s’en allaient
Vers le midi
La Méditerranée
Un vol de perdreaux
Par dessus les champs
Montait dans les nuages
La forêt chantait
Le soleil brillait
Au bout des marécages

Alors voilà, ce monsieur qui a tant contribué à casser les oreilles de nos parents en leur faisant profiter de nos talents de jeunes chanteuses en herbe s’en est allé. J’ai donc une pensée pour sa famille et ses proches, et en guise d’hommage, je vous mets dans cet article les liens vers ses deux chansons dont je parle dans cet article.

Bon vent à vous Monsieur Delpeche, vous allez nous manquer !

Michel Delpeche chanteur

Chanson « Le chasseur  » (1974)

Chanson « Quand j’étais chanteur » (1975)