Dans la tête d’une fille … qui en critique une autre

Ah ! Je vous vois venir d’ici, “ouiiii on saiiiit, quand vous êtes entre vous les filles vous êtes de vraies pestes !”, ou encore “critiquer ? vous ne savez faire que ça de toute manière”.

Que-né-ni !
Tout d’abord il faut savoir qu’une fille qui en critique une autre .. est rarement un acte de bienveillance, nous sommes d’accord.

Ceci étant il ne s’agit pas non plus de méchanceté gratuite. Si si je vous assure, un exemple, quand le mâle bave devant un clip vidéo de Shakira, nous, les filles, n’hésitons pas à la critiquer sur fond de “nan mais regardes-moi ça, elle est toujours à poil celle-là !”, ou encore “nan mais la nana .. c’est juste une fausse blonde qu’assume pas ses origines latines !”.

Même si les remarques sournoises vont bon train, on ne la déteste pas pour autant, la preuve, quand on sort entre copines on danse sur ses tubes ! [ .. Loca, loca, loca..]

Je n’entrerai donc pas dans la justification de ces comportements mais vais y apporter une nuance : critiquer n’est, au final, qu’une simple manière de vouloir exprimer nos points de vue, certes de manière un peu violente, virulente voire vulgaire parfois, mais il ne s’agit là que de droit d’expression [attention, on met la main sur le cœur, et on entonne tous ensemble l’hymne national].

Heureusement pour nous, nous ne sommes pas simplement des machines à foudroyer autrui, il existe d’ailleurs deux cas de figure : la critique gratos que l’on juge méritée et la critique d’angoisse.

Bon je vous l’accorde, dans le premier cas la fille sera absolument exécrable. Oui mais attendez !
La fille critiquera les autres filles qui :
– s’habillent de manière suggestive [péripatéticienne vous-dites ?]
– sont des caricatures de Barbie en chair et en os,
– empestent l’eau de toilette bas de gamme à des kilomètres à la ronde,
– ne parlent pas mais HURLENT au téléphone lorsqu’elles racontent leurs aventures avec Jason, Mike, etc..
– arborent une coupe de cheveux immonde et complètement dépourvue de style et de couleur,
– etc.. etc..
Mais bon, foncièrement nous ne faisons que formuler entre nous ce que tout le monde pense tout bas.

Et puis il y a le second cas de figure, celui qui fait que derrière la critique se cache une peur, une angoisse, un mal être.

A travers ses mêmes remarques sarcastiques, la fille exprimera ses sentiments inconfortables. Vous savez, l’angoisse du “y’a mieux ailleurs”.

Dans ce cas précis la fille critiquera ses consœurs qui :
– s’habillent mieux qu’elle,
– semblent être plus jolies qu’elle,
– ont un regard plus félin,
– une attitude teeeeellement plus glamour,
– un look sooo tendance,
– des gamins adorables,
– un époux formidable
– etc.. etc..

Bref, tout ce qui s’apparente de près ou de loin à de la jalousie ou de l’envie finalement.

Donc messieurs, quand “elle” critique, plutôt que de lui faire remarquer ce petit manquement de solidarité féminine vis à vis de sa comparse, souriez gentiment à Madame et rassurez-la, dites lui soit “qu’elle a bien raison”, soit “qu’elle est irremplaçable”.

Croyez-moi, il n’y a pas meilleurs remèdes à nos médisances.

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