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L’attente (#Babyproject)

Alors voila. Nous y sommes. C’est la dernière ligne droite. Le moment où tous tes proches t’appellent tous les 2 jours pour savoir comment tu vas, si tu te sens bien, si tu tiens le coup, si tu ressens des signes annonciateurs d’accouchement, ou encore si tu supportes les 9 kgs que tu as essentiellement pris dans le ventre.

Le moment de l’attente est venu. Patienter. Jour et nuit. Jusqu’à ce que notre petit d’homme se décide à venir.

C’est très étrange comme sentiment quand j’y pense ; depuis que j’ai appris que j’étais enceinte, je n’ai cessé d’avoir ce petit bébé en tête, depuis des mois, je l’ai imaginé, fantasmé. Je lui ai parlé. J’ai chantonné des airs de musique que j’aimais bien en me disant qu’il entendrait. J’ai mangé plein de fruits et de légumes frais en me disant que cette alimentation était « surtout » pour lui, pour son bien être. J’ai essayé de tout faire pour le mieux car je n’ai que lui en tête.

Depuis presque 9 mois déjà.

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Et dire qu’au tout début de l’aventure tu es super impatient à l’idée de savoir qu’il va falloir attendre des mois avant qu’il ne se forme. Et dire qu’au tout début tu scrutes ton ventre chaque jour en espérant voir le moindre changement. La moindre rondeur. Et à présent ton ventre est bien rond. Tu t’y es complètement habituée d’ailleurs. Finalement tu t’aperçois que tout est passé tellement vite.

Sentir que ce mini être humain se développe en toi et qu’à chaque mois qui passe tu ressens de nouvelles choses. De nouvelles sensations. De nouvelles émotions. Ressentir tout cela durant tant de temps et se dire qu’à présent il peut arriver à n’importe quel moment.

On y est. C’est pour bientôt. Ce mélange d’impatience folle et de trouille profonde aussi. Quel bordel dans ta tête ! L’impatience de le tenir dans tes bras, de le toucher, de voir ses si petits yeux et petites mains. En avoir les larmes aux yeux rien qu’en y pensant.

Et puis avoir la trouille aussi, parce que c’est le premier bébé et que je ne sais pas du tout à quoi m’attendre pour mon accouchement. Que je me pose des centaines de questions auxquelles personne ne peut répondre.  Parce qu’il faut le vivre pour savoir, pour comprendre.

Se dire qu’on ne s’était pas vraiment mis la pression pour préparer sa chambre parce qu’on « avait le temps » alors que depuis un bon mois on y passe un temps fou. Limite on ne pense plus qu’à ça ! On check encore et toujours le matos, les sacs pour la maternité, en passant forcément par des questions bassement techniques du genre « est ce qu’on aura assez de couches pour le début ? La table à langer, on la met dans quel sens ? Et les langes, on les laisse sortis ou on les mets à portée de main ? Et les boîtes doseuses de lait, on en aura assez tu crois ? »

Bref, c’est maintenant, à quelques jours tu terme, que l’on se rend compte qu’il aurait peut être fallut ne pas être aussi cool .. juste pour ne pas être aussi stressés maintenant 🙂

Et puis il y a aussi les autres questions, celles qu’on ne se pose qu’à demi mot parce qu’on ne veut pas que l’autre croit que l’on est pas confiant, celles où on s’interroge mutuellement sur le « Tu penses qu’on est prêts ? Tu crois que tout va venir naturellement ? Est-ce qu’on saura bien faire ? Est-ce que je vais avoir l’instinct maternel immédiatement ? » Ces questions là, et tant d’autres encore, elles surgissent souvent le soir quand on est au calme. Ces questions là, on essaie de les expurger pour ne pas qu’elles envahissent nos esprits, on essaie d’en rire, ou simplement d’en parler pour dédramatiser le tout. Et puis surtout, on y pense ensemble, pour se sentir plus fort encore. Pour s’entrainer l’un-l’autre vers une spirale positive dans laquelle le doute et la peur n’ont pas de place.

 

Donc voila. On y est.

Tous les rendez vous, les prises de sang, les prélèvements, les prises de tension, les examens, les monitorings et tutti quanti sont passés. Il n’y a plus rien de prévu jusqu’au terme. Plus de médecin, de sage femme ou de gynéco à voir. Plus d’allers retours et d’attentes interminables à endurer. Plus « de planches d’étiquettes » à faire imprimer à la maternité. C’est bel et bien terminé. Je suis tellement chamboulée que je ne parviens même pas à savoir si j’en suis contente ou si j’en suis rendue à ressentir de la nostalgie {ashtag complètement barrée la nana}

On m’avait prévenue, on m’avait dit « profite de tout ce temps, il passe si vite que tu ne te rends compte de rien et hop, te voila avec ton petit bébé dans les bras ».

Comme toutes ces personnes avaient raison,

Comme ces 8 mois 3/4 sont passés à la vitesse de l’éclair,

Comme je n’ai rien vu passer,

Et comme j’ai hâte de te rencontrer petit bébé,

Mais pour l’heure je vais t’attendre. Patiemment. Et continuer de nourrir cet amour in utéro si intense, en parlant encore et toujours de toi avec ton papa

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