Les copines

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé voir dans la rue des groupes de filles, des binômes de progestérone complices, riant ensemble à gorges déployées ou encore observer des nanas consoler avec la plus grande bienveillance du monde leurs copines en larmes.

Voilà j’aime voir des groupes de copines.

Quand on est petite, on ne comprend pas ces choses-là. On a des potes de classe certes, mais on ne mesure pas à quel point nos copines “de quand on sera plus grandes” vont devenir importantes dans nos vies. C’est vrai, à l’école primaire on joue avec les filles qu’on aime bien, au collège on copine avec des filles qui ont plus ou moins les mêmes façons de fonctionner que nous, au lycée on découvre que les copines du collège ne sont pas forcément des filles qui ne nous veulent que du bien et affûtons nos baromètres amicaux pour ne retenir que les meilleures des meilleures…

Mais qu’en est-il lorsque l’on est adultes ?

Quand on devient grand, que nos émotions sont démultipliées à l’infini pour faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui, comment elles sont nos copines à cet âge là ?

Et bien elles sont un peu un morceau de nous caché quelque part, un morceau de notre vie directement attaché au cœur. Elles sont une oreille attentive, un réconfort nécessaire quand ça ne va pas, elles deviennent les seuls êtres humains que l’on tolère dans notre espace vital quand on est au fond du gouffre.

Elles sont comme nos sœurs, puisqu’elles bénéficient de toutes nos confidences, nos doutes, nos peurs, et nos joies. Elles vivent à travers nous et l’on vit à travers elles. Grâce à elles.

Il y a celles qui sont là depuis toujours, qui connaissent nos moindres travers et décortiquent parfaitement nos émotions tant elles nous connaissent sur le bout des doigts.

Il y a les “nouvelles” que l’on ne connaît que depuis quelques années, trois années tout au plus, mais qui comptent déjà beaucoup pour nous, parce que ces quelques années passées avec elles sont riches et intenses.

Il y a celles qui étaient en première ligne, y compris dans les pires moments de nos vies, et qui se sont éloignées ou ont disparu pour d’obscures raisons. Elles ne le savent peut être pas mais celles-là nous manquent énormément.

Et puis il y a les “surprises”, les copines qu’on s’est faites un peu par hasard, alors qu’on ne s’y attendais pas et qui nous font un bien fou quand on les voit.

Mes copines, toutes catégories confondues, je les compte sur les doigts de la main, elles sont une partie de moi, elles me révèlent à moi-même. Elles me font rire ou pleurer pour peu de choses, m’émeuvent en un regard, m’attendrissent avec quelques mots, mais surtout elles me font vivre !

Elles se reconnaîtront dans cet article et comprendront qu’il s’agit là d’une preuve d’amour que de parler d’elles ainsi sans même avoir à les nommer.

Merci les filles.
Je vous adore, je vous kiffe, je vous love (ashtag cœur dans les yeux et larmes au coin de l’œil)

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