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Less is more

Ce précepte pris pour titre, tout le monde le connaît. Tout le monde l’a au moins déjà entendu mais personne – ou presque – ne l’applique vraiment. Moi la première, enfin jusqu’ici.

Je vous raconte ? Tout a commencé lorsque j’étais enceinte de Babynou. Comme la légende le veut, et comme toute femme enceinte qui se respecte, j’ai passé au peigne fin tout notre appart en vue de déblayer, nettoyer, trier, ranger, et tout cela pour préparer l’arrivée de bébé mais pas que .. j’avais une sorte de petite voix intérieure qui me disait que j’en avais besoin. Une pensée omniprésente et incontrôlable. Quelque chose de lancinant qui occupe sans cesse votre esprit.

Alors tous les soirs pendant une semaine, lorsque le Barbu rentrait du boulot, il voyait des sacs sur le palier qui étaient en instance de don. Nous avons donné pas mal de choses aux associations caritatives, des vêtements à la vaisselle en passant par des petits appareils électroménagers dont nous n’avions pas ou plus l’usage.

J’étais sereine. L’appart était épuré et vidé des choses inutiles qui nous encombraient.

Nous pouvions donc nous attaquer à la préparation de la chambre de bébé, au rangement des multiples accessoires de puériculture maintenant que nous avions gagné de la place.

Et puis, allez savoir pourquoi, ce sentiment d’épure m’a repris il y a une bonne semaine. Je pense tout simplement que le fait de devenir Parent révèle une réalité : rien n’est important a l’exception de son enfant et de ses besoins. Basique. Mais tellement existentiel.

J’ai donc recommencé à regarder un peu partout pour me délester des choses qui n’étaient pas indispensables. Et à ce petit jeu croyez-moi, c’est fou le nombre de choses qui n’ont finalement pas d’importance ou qui ne sont que si peu utilisées. J’ai donc fait le vide dans mon dressing, à commencer par les vêtements que je ne mettais que très rarement avant d’être enceinte et que, de toute évidence je ne remettrais pas plus souvent maintenant (bien qu’ayant déjà retrouvé mon corps d’avant bébé). Idem pour les accessoires (chapeaux, ceintures), pour les vernis (qui étaient jusqu’à lors le seul type de cosmétique « type chimique » que je m’accordais)(car pour le reste je suis passée dans la gamme bio depuis longtemps. Pour en savoir plus c’est ici, ici et ici). Tout ou presque y est passé, et tout ça durant les siestes de bébé.

J’ai également procédé à un tri minutieux des objets deco que je conservais alors que nous ne les mettions pas en évidence dans notre home sweet home. Les posséder sans en avoir l’usage, absurde donc « de trop » dans la maison.

Je me suis donc beaucoup interrogée sur nos habitudes de consommation. Sur ce sentiment si étrange que d’un seul coup j’avais besoin d’air et d’espace dans nos placards. Une fois encore la conclusion était la même : ne posséder que l’essentiel, s’autoriser un peu de superflu mais pas trop car un jour ou l’autre on finit par s’en débarrasser. Se rendre compte qu’à présent nous étions une famille, et que seuls mes hommes étaient importants.

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Ne conserver que l’indispensable et faire en sorte que les nouvelles choses soient vraiment d’utilité reconnue, auquel cas s’en passer. Arrêter de garder des trucs par habitude du « oui mais on sait jamais » alors que ça reste au fond d’un placard, tant et si bien que le jour où l’on en a vraiment besoin on ne sait même plus ou ledit objet se trouve.

Je vais donc réfréner mes ardeurs lorsque mon chemin croisera, par exemple, un mug ou un accessoire de déco qui me plait. Je vais m’atteler à me poser systématiquement la question du « en as-tu vraiment besoin ? » avant chaque achat superflu pour éviter le coup de coeur hâtif finalement regretté.

Voila, à partir d’aujourd’hui je vais mettre en pratique le « less is more » pour gagner, je l’espère, en qualité de vie. Comme quoi, avoir un enfant, mise à part l’immense joie et le bonheur que cela nous apporte chaque jour, c’est aussi l’occasion de se remettre en question.

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