panier osier

Les vieilleries #2

Aaaaah les vieilleries ! Elles sont à nouveau de retour par ici (pour mon plus grand bonheur).

Comme vous le savez, j’aime les vieux objets, ceux qui ont déjà vécu et à qui j’essaie d’offrir une seconde vie en intégrant ma vie. Jusqu’ici, je vous ai pas mal fait partager mon amour pour les petits meubles anciens à retaper, pour la vaisselle vintage que j’adore {nan mais vereco quoi les gars! les lignes et les couleurs de cette vaisselle étaient justes démentes !}, parfois aussi pour les chaussures et accessoires complètement patinés par le temps … mais je ne pense pas vous avoir parlé de mon amour pour les jouets anciens.

Quand je dis anciens, comprenez ceux de notre enfance, et plus exactement de MON enfance. Je ne sais pas si l’on peut réellement les qualifier de « vintage » puisque je suis un enfant des années 80, et cela fait donc « seulement » une trentaine d’années que ces jouets existent. Bien que ces fameux jouets soient actuellement réédités par les marques et donc trouvables un peu partout dans les enseignes spécialisées, lorsqu’il s’agit de mettre la main sur ceux de l’époque, les vrais, ceux qui sont dans leur jus .. alors là, ça devient beaucoup moins simple.

C’est à dire que les marques « Fisher Price », « Educalux », « Vulli » et « Nathan » sont ultra prisées depuis plusieurs mois et les prix sont souvent effarants . Sans déconner, tapez donc le simple nom de l’une d’entre elles dans les barres de recherche Ebay, ajoutez le mot « ancien » ou « vintage » à côté et essuyez vos larmes les amis ! J’ai personnellement failli avoir bon nombre d’attaques cardiaques en voyant les prix demandés pour certaines pièces, qui plus est lorsqu’elles étaient en mauvais état..

Croyez-moi, j’en ai passé du temps sur ebay, sur le bon coin, dans les brocantes, à scruter minutieusement chaque recoin jusqu’à tomber sur ces merveilles qui ont tant égayé mes jeunes années. Et surtout, merveilles proposées à des prix raisonnables. Mais alors vous allez vous demander « Ok, elle cherche des jouets de son enfance mais … elle est pas un peu âgée pour jouer avec maintenant ?! ». Et bien justement, ces petits jouets, je les cherche avant tout pour me faire plaisir, mais surtout parce que j’aimerais que notre Babyboy puisse à son tour s’amuser avec et connaître les mêmes heures heureuses que moi 🙂

En fait je ne me suis même pas vraiment posé la question, quand j’ai appris que j’étais enceinte et que je pensais à ce petit bonhomme, assez naturellement je me suis dit que, quitte à voir des jouets partout joncher le sol de sa chambre – au risque de nous faire trébucher  – et bien je voudrais en voir des anciens ET des plus récents. Zéro concertation avec moi-même sur ce point. Question de feeling. D’envie. Simplement.

Voici donc en quelques photos mes trouvailles accumulées au fil des 8 derniers mois

FP1    FP2

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Et puis en plus des jouets, il y aussi les livres. Étant une lectrice régulière (romans, magazines, web), j’envisage difficilement que mon fils ne soit pas lui aussi un futur « rat de bibliothèque ». Mais avant d’en arriver là, il aura la joie de se faire conter bons nombres d’histoires par son papa et sa maman. D’où la petite collection de livres anciens, qui seront probablement rejoints dans les mois à venir par de nouveaux ouvrages ..

les petits livres

les roulettes    livre virgile

livre animaux   petit ourson

Je vous passe la joie ressentie à chacune de ces trouvailles, le plaisir de les découvrir, les ouvrir, les nettoyer avec grand soin, les sécher et puis finir par les stocker dans la chambre de bébé en attendant d’être un jour utilisées. Cette démarche est quelque peu régressive mais tellement jouissive au fur et à mesure que le panier en osier utilisé en guise de bac à jouet se remplit.

Décidément, le vintage & moi c’est une grande histoire .. (d’amour bien entendu)

Souvenirs de rentrée 

Avez-vous remarqué comme notre comportement à l’égard de la rentrée diffère au cours des années ?
J’entends par-là, ce sentiment de tristesse à la limite de la dépression nerveuse lorsque nous devons raccrocher nos chapeaux de paille et autres maillots de bain deux pièces au dressing jusqu’à l’année prochaine.
Personnellement j’ai un mal de chien avec les rentrées, et cela depuis que je me suis lancée dans la vie active.. rien que la vision de cartables et de copies doubles en carreaux 5/5 dans les rayons des hyper dès le début du mois d’août me déprime littéralement ! {au passage, je ne comprends toujours pas pourquoi les hypermarchés s’acharnent à flinguer nos congés en installant le matos scolaire dès le 1er aout en rayon !!?!} 

Pourtant avant, quand j’étais à l’école, j’adorais la rentrée. Je me rappelle encore la sempiternelle liste de fournitures que mes parents s’attachaient à suivre minutieusement quelques jours avant que je ne reprenne l’école. Valorisant ma présence à leurs côtés en me demandant qu’elles étaient mes préférences entre un classeur bleu ou violet, entre un agenda ou un cahier de texte, etc etc..
Je me rappelle aussi que je trépignais d’impatience à l’idée d’aller racheter des vêtements pour cette nouvelle année. Renouveler les chaussures et collants de couleur qui viendraient parfaire une tenue, hésiter longuement entre telle et telle veste de demie-saison. Faire criser ma mère à trop hésiter, une fois encore, entre une robe gris clair et une jupe gris foncé.. Définitivement, c’était bien les préparatifs de la rentrée des classes.

Et puis il y avait le Jour J.

Celui où tu presses le pas pour aller à l’école, celui où tu demandes à tes parents de ne pas t’accompagner jusque devant le portail car tu ne veux pas passer pour un bébé, celui où tu rentres dans la cour de récré en faisant ta belle avec tes nouveaux vêtements, où tu vois tes copines, où tu retrouves tes habitudes d’un lieu bien connu puisque régulièrement fréquenté des années durant. Celui aussi où tu croisais les doigts durant l’énonciation des listes d’élèves par classe, espérant secrètement être dans la même classe que Jonathan dont tu étais folle amoureuse à l’époque.

De si bons souvenirs …
Mais alors pourquoi ne plus aimer ce moment à présent ?

Cela a certainement un rapport avec le fait qu’à présent tu sais parfaitement où tu dois te rendre ce fameux lundi matin, que l’effet de surprise est estompé depuis longtemps vu que tu bosses avec la même équipe depuis 3 ans, que tu n’es pas allée craquer 300€ de sapes chez H&M avant de reprendre (au risque de voir ton banquier te tuer), et que tu n’utilises plus de cartables depuis longtemps, ni même que tu ne choisis tes fournitures, celles-ci étant négociées et achetées par ta boîte, se souciant peu de tes préférences d’ailleurs ..
Plus j’y pense et plus je me dis qu’en fait, c’est certainement à cause du nombre de jours de vacances divisé par trois entre l’avant et maintenant que j’ai du mal à m’y faire..
La Bonne Nouvelle étant quand même que c’est grâce à tes collègues – devenus tous des potes – que tu supporteras cette rentrée, et que tu repartiras, sourire aux lèvres, à bosser jusqu’aux vacances de Noël.
Allez, souriez, ce n’est pas si mal la rentrée.