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La transformation #3 : le drame capillaire 

Ah elles sont nombreuses mes copines déjà mamans ! Elles ont aussi un détail esthétique qui leur est commun à toutes : leurs coupes de cheveux avant et après leurs accouchements.

À chaque fois que je m’extasiais de leurs nouvelles têtes capillaires {à base de « waouuuu mais comme ça te va super bien ! » ou encore « Oulala t’es belle avec cette coupe ! »}, elles ne tardaient jamais vraiment à me confier « oui, je n’ai pas eu le choix après l’accouchement » … hum hum .. En novice que j’étais, j’avoue ne jamais trop avoir compris cette remarque jusqu’à ce que MOI AUSSI je fasse les frais des hormones qui jouent aux montagnes russes dans ton corps, et dans le cas précis, dans tes cheveux !

Avant d’avoir bébé, mes cheveux étaient de supers potes ; dociles, brillants, répondant à la moindre de mes exigences en étant légèrement bouclés naturellement ou tenant bien l’effet « baguette de tambour » lorsque je les lissais. Bref, se coiffer était un vrai kiff et sans l’ombre d’un nuage à l’horizon. 

Et puis les choses ont commencé à changer durant ma grossesse. Les jolies boucles ont disparues au profit d’un très léger mouvement wavy pas franchement joli. La brillance naturelle {tu sens la nana qui se la pète ?} a définitivement fuit mon cuir chevelu {préférant aller je-ne-sais-où d’ailleurs}, et puis surtout, SURTOUT je perdais vachement de cheveux à chaque lavage… Et là c’est l’angoisse car tu te dis qu’à ce rythme tu finiras chauve et que tu auras une tete degueu à la maternité quand tes proches feront des photos de toi et de ta progéniture (NB : en vrai, tu auras de toute façon une sale tête .. donc avec ou sans cheveux peu importe !).


J’ai donc sorti l’artillerie biologique lourde en prenant soin de respecter une routine capillaire simple : masque a l’huile végétale, shampoing bio et pas de séchage au sèche cheveux. Résultat ? Des cheveux qui poussaient super bien .. mais terminé pour moi le temps des cheveux frais, détachés et légers au vent .. Aléa jacta es ! Me voilà repliée dans une basse routine capillaire à base de queues de cheval, de chignon fait à l’arrache ou tout autre pseudo coiffure rapide et bâclée visant à cacher mon désespoir chevelesque (non, ce mot n’existe pas. Inutile de regarder sur Google). Je peux vous dire que ma super coiffeuse en a eu des sueurs froides lorsqu’elle me croisant dans la rue ! Et malgré ses multiples tentatives je me refusais d’aller la voir. À quoi bon à près tout ? Une coupe de cheveux sympa lorsque tes cheveux ont la vivacité d’un poulpe échoué et séché au soleil..

Et puis bébé vient au monde. Tes hormones sont encore un peu en vrac (tout comme ta tête et tes cheveux d’ailleurs), tu ne prends pas une minute pour toi dans la mesure où chaque demi heure de sommeil de bébé est exclusivement réservé à ta propre sieste (question de survie), et ton drame capillaire s’accentue .. sauf que tu n’as plus vraiment le temps pour l’observer ou t’en plaindre.

Heureusement, un beau jour tu te réveilles devant le miroir, tu scrutes cette masse située sur le haut de ton crâne communément appelée cuir chevelu, tu vois bien que seule tu n’y arriveras pas et tu te dis qu’aux grands maux, les grands remèdes : TU VAS ALLER VOIR TA COIFFEUSE. 


Le miracle n’aura pas lieu car elle n’est pas magicienne, bien qu’experte en la matière. Pour ma part j’ai eu droit à un super soin « ultra intensif » (mais non chimique) de plus de 30 minutes de pose pour raviver un peu l’éclat et la fibre de ma chevelure … pour finalement opter pour une coupe courte. Allez hop, on taille dans la masse, on désépaissit, on coupe, on sculpte, bref on redonne vie à mon visage via les millions de cheveux qui surplombent ma tête.

Alléluia ! Nous y Voila. Après plusieurs mois de « coupe qui ressemble un peu à n’importe quoi mais que tu t’en tapes tant toute ton attention est prise par ton ventre énorme », tu retrouves une tête normale, des cheveux normaux, et tu peux définitivement penser que ce drame capillaire est derrière toi, tout comme cette grossesse finalement.
A présent, ta vie de jeune maman se fera sans élastiques ou pinces à chignon dans les cheveux… Car désormais c’est à toi que tes copines disent « whaaaaa mais comment t’es bien avec les cheveux courts ! » 

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La transformation #1 (ta table de nuit)

Waou ! Déja plus de 10 jours que je ne suis pas venue par ici pour publier un article … comme le temps passe vite…

Il faut dire que depuis que mon petit bonhomme est entré dans ma vie, je passe le plus clair de mon temps à ses côtés. Alors OK, les phases d’éveil ne sont pas encore bien longues, une heure tout au plus entre chaque biberon-sieste mais qu’importe, quand il est éveillé je lui fais des câlins, on s’amuse avec le tapis d’éveil, on découvre (pour lui) et redécouvre (pour moi) le monde qui nous entoure.

J’ai décidé de créer ce nouveau type d’article car justement, depuis qu’il est là, beaucoup de choses se sont transformées, ont mutées, logique, un enfant change beaucoup de choses dans son quotidien. Il y a donc un petit « #1 » car beaucoup d’autres suivront je pense.

L’objet de ce premier opus c’est ma table de nuit.

Avant, sur ma table de nuit on trouvait souvent

  • un bon livre en cours de lecture,
  • mon pot de crème pour les mains afin de réaliser mon rituel hydratation des mimines chaque soir avant de dormir,
  • mes écouteurs pour les soirs où le sommeil tardait à venir et où j’invoquais l’aide suprême et puissamment efficace de la musique, et puis une bouteille d’eau.

Donc globalement, on pouvait résolument penser que tout ce qui s’y trouvait était utile et « normal ».

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A présent c’est une autre histoire. En plus de toutes les choses précédentes (que je n’utilise que peu ou plus d’ailleurs), se sont greffées ;

  • la petite station de surveillance du babyphone (et oui j’ai cédé à l’appel du Big Brother spécial-parent-over-paniqué-de-laisser-son-enfant-seul-sans-surveillance-dans-son-lit-la-nuit)(on ne se moque pas hein !),
  • mais aussi le chargeur de cette station (hors de question que la bête tombe en panne en pleine nuit),
  • une sorte de « bar à biberons » avec un biberon dans lequel il y a de l’eau, un autre propre dans le cas où il faille faire un biberon express de nuit,
  • une boite doseuse avec du lait en poudre dedans,
  • et plus récemment aussi, le mouche bébé avec des petites fioles de sérum phy car bébé est un peu pris du nez en ce moment (bah oui avec ces saloperies de températures qui changent tout le temps aussi !)
  • ajoutez à cela un lange et un bavoir pour éponger les petits bavouillis pendant le biberon
  • le flacon pompe de liniment
  • une couche
  • des carrés de coton pour les changes de bon matin..

et vous avez à peu près tout ce qui constitue le joyeux bordel qu’est devenue ma table de nuit depuis 2 mois maintenant 🙂 (non cette photo n’est pas celle de ma table de nuit – je vous épargnerais cette souffrance pour les yeux – je l’ai topé sur le net et je trouvais qu’elle représentais pas mal l’objet de l’article).

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Bref, ma vie, mon œuvre … ma table de nuit, cette nouvelle œuvre d’art pleine de désordre auquel je me suis tellement habituée (éclats de rire)

 

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Lâcher du lest

Dans la vie, chacun son petit caractère et sa manière de fonctionner. D’ailleurs, j’ai remarqué que les caractères des gens influent souvent sur la façon dont ils prennent soin de leurs home sweet home.

C’est vrai, certains sont ultra cools dans la vie et peu regardant au rangement,  d’autres sont très organisés dans la vie comme dans leur dressings, mais il y a aussi les bordéliques qui pourtant s’y retrouvent étonnamment bien lorsqu’ils cherchent un truc, et puis il y a aussi les obsédés de la propreté qui passent chaque mètre carré au peigne fin .. Bref, à chacun son mode de fonctionnement et son rythme pour tenir son intérieur.

Et c’est justement en observant les autres et leurs manières de faire que je me suis penchée sur mon propre cas. Quel type de « ménagère de moins de 50 ans » suis-je ? 

Je vais vous faire une confidence, il y a encore une année j’étais plutôt dans la dernière catégorie citée plus haut. Mon appart a toujours été propre, il sentait bon (et donc le propre), il brillait quasiment.  Trop peut être. J’étais capable de trouver un réel plaisir lorsque j’attaquais le rangement d’un placard ou le nettoyage intégral d’une pièce.. Si si je vous jure. Là où des personnes vont surkiffer un film ou une expo, et bien moi je trouvais le même plaisir dans le nettoyage/rangement de mon intérieur. (Heureusement pour moi, j’aime aussi les expos, le ciné et le théâtre ! (Ouf, elle n’est donc pas définitivement perdue). 

Dans la vie, je suis une nana plutôt rigolote, assez expressive (ouai bon, ok, plutôt extravertie)(mais dans le bon sens du terme hein !) et qui se marre beaucoup. Pourtant .. j’aime que les choses soient claires, les objets à leurs places, bref que ce soit rangé pour que j’y vois clair. C’est une sorte de charte avec moi-même indispensable à mon équilibre. Allez comprendre : un caractère aux antipodes de ma manière de faire !

Au boulot, c’est le même constat : organisation, ne pas laisser traîner, régler au cas par cas chaque dossier pour que tout soit bien dans l’ordre. Je peux vous assurer que ça demande pas mal d’énergie et une bonne dose de militarisme avec soi-même mais c’est tellement satisfaisant au final.

Heureusement, au cours d’une vie les choses changent, parfois sans même que l’on s’en aperçoive. C’est exactement ce qui m’est arrivé. Et je crois pouvoir dire avec exactitude quand cela a commencé.

Le changement s’est opéré dès mon sixième mois de grossesse. L’embonpoint de mon joli ventre rond commençait doucement à me gêner pour réaliser certaines tâches ménagères. J’arrivais néanmoins à faire ce que j’avais prévu mais en prenant plus le temps, en étant un peu moins regardante sur le finish. Le dernier trimestre de grossesse aura je pense, eu raison de ma motivation. Tout ou presque était devenu compliqué, ajoutez à cela des douleurs au dos, et vous aurez compris que pour moi, passer l’aspirateur ET laver par terre dans la même journée devenait tout bonnement impossible. Et vous savez quoi ? Je me suis aperçue que ce n’était pas grave. Qu’il n’y avait pas de « police des tâches ménagères » qui allait me réprimander parce que le linge s’entassait dans la chambre, que la salle de bain était moins clean qu’a l’accoutumée ou que le bac à légumes du frigo n’était pas ultra propre non plus.

Évidement cela s’est aussi appliqué à ma psycho-rigidité administrative, tant pis si les papiers ne sont pas classés dans la boite d’archives qui-va-bien sitôt ouverts et traités.

Idem côté cuisine. Je me débrouille plutôt pas mal culinairement parlant à en croire le Barbu et mes proches. Sauf que tenir sa réputation de « bonne cuisinière » demande pas mal d’investissement et de temps derrière les fourneaux. Là encore j’ai assoupli l’histoire et accepte que parfois mes plats/desserts ne soient plus aussi parfaits que je l’aurais souhaité. Mieux encore, j’ai allégé mon esprit en me disant que « non, il n’est pas indispensable de passer 6 heures en cuisine pour un simple diner entre potes. Parfois des bonnes pâtes bolognaises suffisent au plaisir des papilles de chacun ! »

J’ai lâché du lest sans m’en rendre compte.

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J’ai décidé de relayer au second plan toutes ces choses… et comme ça m’a plu, comme ça m’allait, j’ai continué. Basta. Terminé, fini mon propre diktat sur les tâches ménagères et autres menues missions d’intérieur.

Aujourd’hui notre petit bébé est là, nous sommes devenus parents, et notre temps nous le consacrons intégralement à ce petit bout plutôt qu’au reste. Les premières semaines c’était un peu le chaos dans l’appart car nous étions un peu dépassés et puis il nous fallait le temps de trouver nos marques, mais ce chaos on s’en foutait. Plus exactement JE m’en cognais littéralement.

Et depuis on a trouvé le bon tempo, celui qui nous permet de profiter de chacun tout en réalisant au fil de l’eau les petites corvées ménagères. Pareil pour les dîners, on fait du « simple mais efficace ». Bref on s’accorde du temps, le droit à l’erreur aussi. On ne culpabilise plus pour un rien et on se rend la vie plus facile. Ça fait du bien au moral et ça repose l’esprit.

Il y a un proverbe qui dit « on ne peut être et avoir été« , et bien ce proverbe me ravit car « ayant été » cette fille un peu trop obsédée par la tenue de son intérieur/réputation de ses diners/rangement de ses papiers/etc, je me dis que c’est terminé …. et qu’a présent « je suis ».

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