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Bola.. ou pas ?  (#baby project) 

Le « bola de grossesse » j’en ai entendu parler récemment et je dois avouer que depuis je suis assez partagée sur la question..  Histoire de me forger un avis et d’en savoir plus, j’ai donc mené ma petite enquête sur ce bijou de grossesse que l’on peu s’offrir où se faire offrir. 

Décodage.

Le véritable « bola » est issu de la culture indonésienne et pas mexicaine comme on le lit souvent sur certains sites. Également appelé « clochette des anges », il tient son vrai nom de « bulan bola ». Porté par les femmes pendant leur grossesse, il est expliqué que ce petit objet vise à adoucir le comportement de bébé en émettant des petits sons perceptibles pour lui depuis l’utérus  (à compter en moyenne de la 20ème semaine de grossesse). 

 

Composé d’une boule en argent 925 (oui cette donnée est importante puisqu’elle signale qu’il s’agit d’un véritable bola traditionnel), il renferme des petites billes qui, en s’entrechoquant, créent un tintement particulier.  Pour les femmes indonésiennes, ce bijou est artisanal et 100% tradition locale. Tradition qui s’est apparemment bien exportée en Europe si l’on en juge par le nombre de site internet spécialisés sur la toile.. 

On lui confère des pouvoirs magiques tels que celui d’attirer la chance sur la femme enceinte qui le porte, ainsi qu’à son enfant. Rassurant et apaisant pour bébé, le tintement entendu pendant et après la grossesse serait parfaitement reconnaissable par bébé, qui aura eu le temps de s’y familiariser tout au long des mois. On raconte même que certaines jeunes mamans n’auraient qu’à agiter leur bola pour calmer bébé une fois né. Extraordinaire n’est ce pas ? 

 

Présenté sous la forme d’un sautoir, la chaîne ou le cordon mesure en général entre 100 et 120 cm de long. C’est en fait un pendentif en  argent qui repose sur le bas ventre de la maman. 
 

Voila. Maintenant j’en sais un peu plus sur l’historique de l’objet et sur la manière dont il est fabriqué. 

Là où je m’interroge, c’est sur l’efficacité de l’objet : réel bijou apaisant sonore ou simple bijou fashion ? 

Bien que l’objet soit mignon, est-il réellement l’auteur des bienfaits qu’on lui prête ? 

Alors bola ? Bola-ra pas ? Je n’en sais rien encore. Une chose est sûre, il va falloir que je me décide. 

Les filles, des conseils ? des avis ? 


Crédits photos : the good karma shop – mum to be party – cachecoeur lingerie – la femme colibri blog 

De-la-culture #10

Pour celles et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, je vous parlais il y a peu d’un objet tout à fait charmant qui me fait de l’œil depuis pas mal de temps : le Maneki Neko. 

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Ok. D’accord. Mais kesako ?

Je ne résiste pas à l’envie de vous en dire plus sur ces petits chats que l’on trouve souvent dans les restaurants asiatiques.

Un maneki-neko, aussi appelé chat porte-bonheur, c’est en fait une statue traditionnelle japonaise, le plus souvent en céramique ou en porcelaine. Elle représente un chat assis et levant la (ou les) patte(s) au niveau de l’oreille. Jusqu’ici vous me direz, c’est surtout un « truc de déco ».

Oui, sauf que ce chat a une signification particulière.

« Maneki » (招き) vient du verbe maneku (招く) qui en japonais signifie inviter (dans le sens de faire venir) ou saluer.

« neko » (猫?) désigne le chat. Il s’agit donc littéralement du « chat qui invite ». La tradition veut qu’on mette un de ces chats levant la patte dans les magasins pour attirer la fortune. Et oui rien que ça !

La patte gauche est censée attirer les clients, la patte droite l’argent. Oui ils sont sympas les japonais, ils te laissent le choix. Il existe ainsi des chats levant les deux pattes et plus rarement les quatre pattes (ceux-là croyez moi sont beaucoup plus dur à trouver !)

Avouez qu’une fois la symbolique du petit minou décryptée, on se rend rapidement compte du pourquoi tous les restos asiatiques en ont systématiquement dans leurs échoppes. Perso je suis surtout fan de l’objet que je trouve kitsch à souhait mais teeeellement mignon.

Voilà, à partir d’aujourd’hui vous pouvez vous la jouez en allant commander des nems ou des sushis.

Bonne journee !
Source : Wikipedia

De-la-culture #7

De-la-culture #7

Elle, c’est Laurence Rasti. Photographe.
Suissesse d’origine iranienne, elle a la chance de disposer d’une double culture, riche et diamétralement différente.

Son truc c’est de comprendre la puissances des genres au travers des codes et coutumes définis par nos sociétés. Des choses les plus simples aux plus trash ; l’incompréhension, le rejet, l’intolérance.

Et c’est justement tout le propos de son expo du moment, au Centre Quatre à Paris, dans le cadre du “Festival Circulation”.

Avec une sensibilité toute particulière elle aborde une problématique de taille en Iran : l’homosexualité. Ou plutôt, le refus de voir exister cette homosexualité en vertu des lois appliquées dans ce pays. Laurence Rasti nous prouve par l’image comment ces homosexuel(le)s parviennent à exister sans pour autant se montrer.

Alors que l’homosexualité est passible de la peine de mort en Iran, elle redonne un visage a tous ceux qui ont fui leur pays, par peur, et aussi dans l’espoir de vivre libre ailleurs.

J’ai personnellement été autant bouleversée que séduite par son travail, que je trouve remarquablement bien réalisé, touchant dans son esthétique, et inquiétant dans son propos.

Je vous recommande chaudement d’aller faire un tour par le Cent Quatre dans les jours prochains. D’autres jeunes talents de la photographie y exposent également et ce n’est que pur régal !

“Il n’y a pas d’homosexuels en Iran”
au Centre Quatre, 106 rue d’Aubervilliers, 75018 Paris. Entrée libre.