idésordre

La transformation #1 (ta table de nuit)

Waou ! Déja plus de 10 jours que je ne suis pas venue par ici pour publier un article … comme le temps passe vite…

Il faut dire que depuis que mon petit bonhomme est entré dans ma vie, je passe le plus clair de mon temps à ses côtés. Alors OK, les phases d’éveil ne sont pas encore bien longues, une heure tout au plus entre chaque biberon-sieste mais qu’importe, quand il est éveillé je lui fais des câlins, on s’amuse avec le tapis d’éveil, on découvre (pour lui) et redécouvre (pour moi) le monde qui nous entoure.

J’ai décidé de créer ce nouveau type d’article car justement, depuis qu’il est là, beaucoup de choses se sont transformées, ont mutées, logique, un enfant change beaucoup de choses dans son quotidien. Il y a donc un petit « #1 » car beaucoup d’autres suivront je pense.

L’objet de ce premier opus c’est ma table de nuit.

Avant, sur ma table de nuit on trouvait souvent

  • un bon livre en cours de lecture,
  • mon pot de crème pour les mains afin de réaliser mon rituel hydratation des mimines chaque soir avant de dormir,
  • mes écouteurs pour les soirs où le sommeil tardait à venir et où j’invoquais l’aide suprême et puissamment efficace de la musique, et puis une bouteille d’eau.

Donc globalement, on pouvait résolument penser que tout ce qui s’y trouvait était utile et « normal ».

idésordre

A présent c’est une autre histoire. En plus de toutes les choses précédentes (que je n’utilise que peu ou plus d’ailleurs), se sont greffées ;

  • la petite station de surveillance du babyphone (et oui j’ai cédé à l’appel du Big Brother spécial-parent-over-paniqué-de-laisser-son-enfant-seul-sans-surveillance-dans-son-lit-la-nuit)(on ne se moque pas hein !),
  • mais aussi le chargeur de cette station (hors de question que la bête tombe en panne en pleine nuit),
  • une sorte de « bar à biberons » avec un biberon dans lequel il y a de l’eau, un autre propre dans le cas où il faille faire un biberon express de nuit,
  • une boite doseuse avec du lait en poudre dedans,
  • et plus récemment aussi, le mouche bébé avec des petites fioles de sérum phy car bébé est un peu pris du nez en ce moment (bah oui avec ces saloperies de températures qui changent tout le temps aussi !)
  • ajoutez à cela un lange et un bavoir pour éponger les petits bavouillis pendant le biberon
  • le flacon pompe de liniment
  • une couche
  • des carrés de coton pour les changes de bon matin..

et vous avez à peu près tout ce qui constitue le joyeux bordel qu’est devenue ma table de nuit depuis 2 mois maintenant 🙂 (non cette photo n’est pas celle de ma table de nuit – je vous épargnerais cette souffrance pour les yeux – je l’ai topé sur le net et je trouvais qu’elle représentais pas mal l’objet de l’article).

table de chevet

Bref, ma vie, mon œuvre … ma table de nuit, cette nouvelle œuvre d’art pleine de désordre auquel je me suis tellement habituée (éclats de rire)

 

Mains

I’m back !

Salut la compagnie, me revoici parmi vous après plusieurs jours de pause absolument indispensable, et pour cause, avec le Barbu nous avons enfin accueilli notre petit bonhomme !

Voila maintenant deux semaines que Babynou est entré dans notre vie et avec lui le bouleversement de la vie de parents.

Vous imaginez bien que pour le moment, nous essayons de nous caler à lui {ou lui à nous, ça dépend}, de trouver un nouveau rythme de vie à trois, de débuter au mieux notre nouvelle vie tous ensemble et de peaufiner ce statut tout neuf dont tous nos amis nous gratifie : le statut de « Parent »

Ai-je vraiment besoin de vous dire que depuis ces quinze derniers jours notre coeur est joie, amour et pure tendresse ? Non, vous vous en doutez. Vous dire aussi que ce petit bout nous émerveille à chaque instant tant ses mimiques et petites moues sont extraordinairement émouvantes, qu’il est devenu notre Roi à la seconde où nous l’avons rencontré , qu’il change si vite que ça en est complètement fou ?! Non. Tout ça aussi vous pouvez aisément l’imaginer.

Ce qui est sûr aussi, c’est que je comprends enfin ce sentiment indescriptible dont toutes mes copines m’ont parlé pendant ma grossesse ; cet amour intense et infini ressenti dès les premières secondes de vie de son enfant. Ce sentiment profond et gigantesque de protection envers son tout petit. Ce bouleversement émotionnel rare qui balaie tout sur son passage, rare puisque ressenti pour la première fois dans ma vie, rare aussi car je pense qu’on ne ressent ça qu’a l’occasion de la naissance de ses enfants.

On m’avait dit « quand tu le vivras, tout « ça »,  tu le comprendras » .. comme ces personnes avaient raison ! Je sais à présent, je comprends, je le vis moi aussi.

Voila, moi c’est Chrys et je suis devenue maman, le plus beau rôle de ma vie.

Mains

Bises les amis

« Play-pause-rewind-stop-reset »

Aujourd’hui je me suis prise à imaginer nos vies comme un player de musique.

Vous imaginez ?
Si nous pouvions appuyer sur le bouton “pause” pour mieux profiter d’instants précieux, remettre “play” une fois que l’on est enfin prêts, et puis finalement ne pas aimer ce qui vient de se passer et décider d’activer la touche “rewind”…

Et hop on revient 10 minutes, 1 mois, 1 an en arrière et on recommence !

Moins d’erreurs, moins de stress, moins d’actes manqués, plus de bonheur, de plaisir de tous les instants. Je ne sais pas vous, mais moi je déteste être face au triste constat du “je n’aurais pas du faire ça”, ou “pas comme ça”, ou au contraire “j’aurai du dire ça à ce moment-là”, “faire ci ou ça”.

Envie de revenir sur la réunion où vous vous êtes littéralement et lamentablement loupés ? Faire attention à ce trottoir qui vous a valut une splendide et remarquable chute [sans compter le talon pété/fracturé/détruit de votre escarpin qui va vous coûter une blinde à réparer !!] ? Prendre finalement le métro d’avant pour ne pas louper son TGV ? Envie de reconquérir le cœur de votre amoureux avant qu’il ne soit trop tard ? PAS DE PROBLÈMES, APPUIES SUR LA TOUCHE DE TON CHOIX ET ON Y VA !!

Arf, sauf que dans la vraie vie c’est trop tard et que voilà, il faut faire avec, composer sans pouvoir modifier quoi que ce soit, assumer, assurer (du moins essayer), continuer d’avancer, et se dire que des erreurs de parcours on en connaîtra d’autres, des maladresses aussi, que la vie est ainsi faite.

C’est où la touche replay déjà ?
Aller, soyez chics, dites-le moi j’en ai vraiment besoin en ce moment ..

Gluten : j’aurai ta peau !

Gluten : protéine de réserve contenue dans plusieurs céréales, responsable des propriétés visco-élastiques de la farine. Présente dans de nombreux aliments tels que le pain, les pâtes, les biscuits mais aussi dans les plats préparés. A plus petite échelle, le gluten est constituée essentiellement de protéines insolubles : dans le cas du blé, il s’agit de la gliadine et de la gluténine. (Source : maxisciences.com)

Ça c’est la définition la plus claire trouvée à ce jour sur les internets pour parler du gluten.

Voici maintenant MA définition : vraie saloperie de protéine qui me fout en vrac quand j’ai le malheur d’en absorber et qui me vaut des douleurs innommables du genre gastro puissance 1000 !

“Mademoiselle, vous êtes intolérante au gluten”, c’est la phrase qui a été prononcée par mon médecin il y a maintenant plusieurs mois à l’issue d’examens approfondis.

Le gluten ? Kesako ça ?

S’en sont suivies multiples séances de recherches sur le web, de prises de renseignements ici et là pour comprendre, pour agir, pour soigner.

Au final, ce fléau des temps modernes est une vraie catastrophe pour qui en est diagnostiqué. Il faut savoir qu’en France, en moyenne 1 personne sur 100 est intolérante et que seulement 10 à 20% d’entre elles ont été diagnostiquées de cette pathologie.

Au début c’est assez trash dans la mesure où il faut repasser au peigne fin toutes des habitudes alimentaires et constater que cette protéine est “juste” présente dans 75% des trucs que vous mangez [autant que ça !! Mais nan ?!]. Ensuite il faut rééquilibrer tout ça en adoptant un régime strict excluant définitivement toute protéine issue du blé, de l’orge, du seigle et de l’épeautre, et ça, jusqu’à la fin de sa vie [trop facile ! 😰]

Bonjour maïs, riz et autres farines alternatives jusqu’ici pas vraiment connues, enfin, pour ce qui me concerne.

Après, on check les étiquettes de nouveaux produits “gluten free” qui vont devenir tes meilleurs amis pour la vie. On repère les marques qui vont bien, on s’aperçoit que ça coûte une blinde atomique [sans déconner : 4,10€ un paquet de biscottes au maïs, vous êtes sérieux les gars ??] et on expérimente des recettes – plus ou moins douteuses – en prenant en compte ces nouvelles informations.

Côté vie au quotidien, les trois premiers mois sont plutôt cool, j’entends par là que j’ai trouvé ça assez rigolo de manger de nouveaux trucs sans plus jamais avoir mal au ventre. Sans compter que l’organisme se fait super rapidement à ce nouveau mode alimentaire et qu’il te remercie grassement en supprimant de la balance plusieurs kilos [#joie #bonheur dans ton corps : moins 4 kgs en 3 mois !!].

Et puis le temps passe et tu commences à mesurer les effets de tout ça : tu es fatiguée rapidement, tu dois régulièrement prendre des petites collations dans la journée because tu manges moins de sucres lents, tu as des carences en minéraux, concocter des repas devient plus contraignant, dîner chez des amis devient super stressant [ oh mon dieu et s’il y a du gluten dans ce que je vais manger ??], tes vêtements sont trop grands car tu as perdu une taille et demie et tes jeans ressemblent plus à des baggy qu’à des slims ..

Toutes ces interrogations font de ton cerveau une machine à angoisse qui en vient à scanner le moindre produit pour être certaine que c’est “no danger” et que tu ne vas pas être hyper malade après. Bah oui ! C’est qu’une fois que le régime est démarré et assimilé, la moindre trace de cette protéine fait beaucoup plus mal qu’avant…

J’ai donc résolument pris le parti de me dire que c’était une chance pour moi de connaître l’origine des mes maux et de pouvoir y remédier à présent. Je préfère rire de mon image quand mes fringues ne me vont plus et me dire que je pourrai les filer aux copines ou aux assoc’ aussi. Et puis surtout, j’ai la pleine conscience de rendre service à mon corps en lui offrant une meilleure alimentation chaque jour.

Voilà : je m’appelle Chrys, j’ai 30 ans, je suis intolérante au gluten et je fais tout pour bien le vivre 🙂

Dans la tête d’une fille .. qui va bientôt avoir 30 ans

Nous y sommes.
Dans quelques jours je passe le cap, celui de la trentaine.

Celui qui fait que tes parents s’autorisent toutes sortes de remarques à propos de “ta descendance” sous prétexte que, ça y’est, tu as l’âge pour procréer, ça y’est tu as l’âge pour être responsable d’autres personnes que toi-même.

Celui qui fait aussi que tes collègues vont s’octroyer le droit de t’affubler de sobriquets tels que “ma grande” ou encore en riant bêtement “alors, la vieille ?”, etc.. Etc.. La liste pourrait être longue.

J’ai tant de fois accompagné mes copains et copines dans le passage de ce cap que je dois avouer que cela ne me fait plus rien finalement.

Ok. Je vais avoir 30 ans, et après ?

Cela n’empêchera en rien mes petits coups de folie, mes pétages de câble dignes des plus grandes fêlées de la Terre entière, mes coups de gueule, mes pseudo crises d’ado (quand j’ai décidé que dans ma tête j’aurai 20 ans), etc.. Etc..

Pour autant, je pense que mes humeurs resteront semblables, que mes envies évolueront certainement, que mon esprit s’apaisera probablement, que mes idées s’amélioreront sûrement, mais qu’au final, je resterai la même.

Ce qui est sûr aussi c’est que les réductions “jeunes” seront finies pour moi, que mes premières petites rides d’expression (celles qui sont arrivées parce que “je ris trop” dixit ma dermato) me trahiront plus facilement et qu’on m’appellera plus rarement “mademoiselle”. Heureusement rien n’est grave, au contraire, une nouvelle décennie s’annonce !

Le compte à rebours est lancé..

Quelle était cette phrase si appropriée et tirée d’une célèbre fable au fait ? .. Ah oui !

“Vous chantiez .. Et bien dansez maintenant !”